Le violoniste
Frédéric Norel publie un premier disque qu'on classera dans la catégorie Jazz. Mais n'essayons pas de le rapprocher d'un
Didier Lockwood et encore moins d'un Stéphane Grappelli. Ce jeune talent, par ailleurs compositeur pour le cinéma et le théâtre, se verrait plutôt intégré dans la famille
ECM, ce label d'Europe du Nord caractérisé par le mélange des genres (jazz, musique contemporaine, world music) et un son « épuré ».
Le son de
Dreamseekers justement : délicat, chatoyant et d'une surprenante clarté. Il permet de renforcer l'aspect évanescent et poétique des mélodies tout en mettant en valeur les arrangements sophistiqués de chaque composition et les chorus des quatre autres musiciens qu'on se doit de nommer : la saxophoniste Alexandra Grimal, le clarinettiste Jean-Marc Foltz, le violoncelliste Arnault Cuisinier et enfin le claviériste Benjamin Moussay qui supplée à merveille l'absence d'une batterie en distillant des sorcelleries sonores virevoltantes.
David (Secteur Musique, danse, cinéma)