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« En projet depuis 1972, la construction de la bibliothèque municipale est entrée, en juillet, dans sa phase active et la pose d'une première pierre est prévue dès le mois prochain... » : ainsi débutait un article paru dans le
Journal de Joué lès Tours daté d'octobre 1978 (
voir document ci-contre), qui annonçait la prochaine naissance d'un établissement aujourd'hui connu et reconnu par une majorité de Jocondiens...
Plus de vingt ans après, l'annonce peut faire sourire : pourtant, l'histoire de la Bibliothèque Municipale - aujourd'hui devenue
Médiathèque - n'en demeure pas moins passionnante, œuvre à la fois d'architectes inventifs, de bibliothécaires passionnés et... d'un public toujours plus curieux et cultivé : votre histoire en somme !
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1978-1979 : du projet à la construction...
Dès le commencement, la Bibliothèque Municipale avait été conçue pour répondre aux besoins d'une ville de 40 000 habitants. Le projet était ambitieux, à l'époque où Joué lès Tours ne comptait guère plus de 27 000 habitants (recensement
INSEE de 1975 : 27 450 habitants) : mais la ville nouvelle se développait vite et manquait cruellement d'équipements culturels...
Un architecte de Saint-Avertin,
M. Yves Perrin-Houdon, fut donc choisi pour imaginer la future bibliothèque, qui s'inscrirait à proximité du centre-ville, dans le cadre agréable du
Parc de la Rabière - à l'angle des rues de Verdun et du 8 mai 1945.
C'est ainsi que put paraître dans le
Journal de Joué lès Tours le
plan initial du bâtiment, dans sa version simplifiée (
voir document ci-contre). On y redécouvre aujourd'hui ce que les Jocondiens y découvrirent à l'époque : la bibliothèque serait vaste, fonctionnelle et accueillante - en un mot,
moderne. L'article joint évoque par ailleurs assez bien la dimension fédératrice du bâtiment, conçu pour tout et pour tous, proposant entre autres :
« ... au rez-de-chaussée, à gauche du hall d'entrée qui pourra accueillir des expositions : la banque de prêt, la bibliothèque pour les enfants, l'heure du conte et une salle d'activités diverses : à droite du hall : la bibliothèque pour adultes, une salle de lecture et de documentation. (...). A l'étage, desservi par un ascenseur pour les handicapés : une discothèque, un auditorium, un studio d'enregistrement, deux labo-langues, une salle de travail et une salle polyvalente pour réunions... »
... le tout sur une surface initiale de près de
1 700 m2 (surface hors œuvre : 2 011 m2 - surface utile : 1 697 m2).
L'installation devait permettre la conservation de quelques
100 000 documents, rendus facilement accessibles par une judicieuse répartition des Espaces autour d'un hall d'entrée centralisant les principaux
services (accueil du public, opérations de prêt, etc.).
Une attention toute particulière fut donc portée à l'élaboration architecturale du hall, véritable centre névralgique de la bibliothèque : jardin d'intérieur, monumental escalier de bois, immense baie vitrée ouvrant sur le Parc..., cet effort de clarté prévalant de même à la distribution des fonctions allouées à chaque volume du
bâtiment :
identification facile des secteurs (Adultes / Enfants / Musique...),
adaptation des espaces aux besoins des différents publics accueillis (salle de contes pour les plus jeunes, salle d'étude pour les adultes...).
En 1978-1979, le plan évolua quelque peu : la discothèque changea d'emplacement à l'étage, l'auditorium fut supprimé au profit d'une
salle d'exposition plus spacieuse ; les labo-langues ne virent jamais le jour, pas plus que ne prit corps le studio d'enregistrement imaginé par l'architecte... Cependant, l'esprit du projet initial demeurait, empruntant aux années 70 ce qu'elles avaient de meilleur - une certaine idée de la convivialité.
On confia donc à
M. Michel Lavice le soin d'agrémenter le bâtiment de ses œuvres (
1), et la construction put débuter.
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1980-1981 : les temps héroïques
Pendant que le bâtiment sortait de terre, une
équipe se formait déjà en coulisses pour constituer le
fonds documentaire et définir le fonctionnement de la Bibliothèque.
Première recrutée en janvier 1979,
Mme Lescure, bibliothécaire et future directrice de la structure, eut la primeur de ces charges, bientôt aidée par de nouveaux employés - 1 commis, 1 employé de bibliothèque et 2 sous-bibliothécaires étant engagés la même année.
A l'ère de la rationalisation informatique, il est aujourd'hui difficile d'imaginer la somme de travail considérable supposée par la création ex nihilo d'une bibliothèque au début des années 80 !
« Il ne suffit pas en effet d'acheter le matériel et les livres, il faut aussi mettre au point le système de prêts, les modes de classement, voire même faire recouvrir les ouvrages de couvertures plastifiées pour éviter une usure trop rapide » notait ainsi le
Jocondien daté de novembre 1981, qui passait pourtant sur les opérations les plus fastidieuses - catalogage entièrement manuel des documents, constitution de milliers de fiches destinées à la recherche documentaire,... le tout exclusivement sur papier.
On le voit, tout à l'époque restait à accomplir pour la jeune équipe de la Bibliothèque, mais la motivation était forte et... le jour de l'ouverture approchait !
Les collections, parties d'un minuscule fonds « local » (aujourd'hui devenu
fonds Touraine), durent donc se développer rapidement. En 1979, plus de 7 000 documents furent acquis ; en 1980, près de 11 000 documents supplémentaires vinrent grossir les collections, et plus de 10 000 encore l'année suivante - chiffres auxquels il convient d'ajouter les nombreux dons effectués en faveur de la Bibliothèque durant cette période...
Quant à la composition de ces premières collections, l'hégémonie du support papier et la volonté de toucher l'ensemble de la population firent tout : la Bibliothèque ne proposerait à ses débuts que des
imprimés (livres et revues), mais n'oublierait pas les plus
jeunes lecteurs (acquisitions 1979 : 51,42% documents adultes, 48,58% documents enfants)...
Jusqu'en mai 1980, l'ensemble de ces opérations s'était déroulé dans le secret des locaux de la Mairie : vint alors le temps de déménager livres et employés dans les murs de la Bibliothèque fraîchement achevée. Les rayonnages se mirent rapidement en place, et le rangement des livres commença : ce n'est qu'alors que l'informatique fit son entrée dans la Bibliothèque - une véritable révolution pour l'époque !
Le
système informatique (
2) mis en place permit d'envisager la prochaine ouverture au public avec plus de sérénité : disparition annoncée des fiches papier et du catalogage manuel, facilitation des opérations de prêt, possibilité nouvelle d'éditer statistiques et lettres de rappel... Cependant, l'ordinateur central demeurerait à la Mairie, obligeant le personnel à d'incessantes mises à jour par disquettes transitant entre la Bibliothèque et l'Hôtel de ville !
C'est dans ce contexte - prometteur - que parut en novembre 1981 un
Jocondien fier d'annoncer l'ouverture de la
« Bibliothèque Municipale de Joué lès Tours », attendue depuis plusieurs années (
voir document ci-contre).
La nouvelle structure comptait déjà
28 000 livres et employait
14 personnes à plein temps lorsqu'elle fut inaugurée, le
2 décembre 1981, en présence de
M. Leroy, préfet d'Indre-et-Loire, et d'un public venu nombreux assister à l'événement.
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1982-1985 : un développement rapide
Les principales
missions de la Bibliothèque furent clairement définies dès son ouverture : amener la population à la lecture et fidéliser ce nouveau lectorat, en un temps où seulement 8,5% des Français déclaraient fréquenter une bibliothèque municipale (chiffres 1981 du
Ministère de la Culture).
Dans cette perspective, un effort particulier en direction du
jeune public fut très tôt entrepris par l'équipe de la Bibliothèque - considérant que le goût de la lecture s'acquiert dès le plus jeune âge...
Dès 1982, les premières
animations destinées aux enfants se mirent ainsi en place. Bénéficiant de la proximité de nombreux
groupes scolaires (La Rabière, Rotière, Mignonne..), les séances de contes eurent vite leurs petits... et grands fidèles, acquis à la fréquentation de la Bibliothèque grâce aux nombreuses
visites de classes organisées en partenariat avec les enseignants jocondiens - partenariat bientôt renforcé par l'émergence de nouveaux projets :
dépôt de documents dans les écoles (1982 - 1983) (
3), création d'
abonnements spéciaux adaptés aux besoins des instituteurs (1983), organisation ponctuelle d'
ateliers créatifs et pédagogiques, participation à la
Quinzaine du livre (
4) ...
L'on ne s'étonnera pas, dès lors, du vif succès rencontré par la Bibliothèque chez les plus jeunes : en 1982, 64,51% des lecteurs étaient âgés de moins de 14 ans ! Phénomène intéressant, ce furent les enfants qui amenèrent les adultes au livre - des adultes qui, accompagnant leurs chères « têtes blondes » dans leur démarche culturelle, se trouvèrent eux-mêmes séduits par les nombreuses expositions organisées par l'équipe de la Bibliothèque... et par la possibilité d'emprunter gratuitement livres et revues !
Dans les années qui suivirent, un
rééquilibrage du lectorat se fit donc jour (48,78% seulement d'inscrits enfants en 1984), appelant une nouvelle extension des
services rendus par la Bibliothèque - cette fois en direction des
adultes. Certes, l'établissement avait déjà commencé à étendre son influence sur les seniors en assurant dans les
centres sociaux (Le Morier, La Rabière, Vallée Violette...) et les
maisons de retraite (Clos-Saint-Victor...) un dépôt de documents apprécié : mais si cette décentralisation s'avérait utile, une véritable évolution de la philosophie de la Bibliothèque semblait, elle, nécessaire : il fallait ouvrir les collections au
disque...
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1986-1990 : nouveaux supports, nouveaux enjeux
C'est sous l'égide d'une nouvelle directrice,
Mme Loinard, que naquit donc, à la rentrée 1986, la très attendue
discothèque - aujourd'hui devenue
Espace Musique, danse, cinéma !
La nouvelle structure était à l'étude depuis 3 ans et avait suscité l'acquisition de plus de 6 000 documents spécifiques lorsque le
Jocondien daté de septembre 1986 (
voir document ci-contre) en fit la première publicité, évoquant l'offre
« alléchante (...) des disques » et autres
« disques compacts » désormais mis à disposition des mélomanes (
5)...
En dépit d'un système de prêt exceptionnellement payant (2 F pour un disque 33 tours ou une cassette audio, 4 F pour un CD en 1990) destiné à absorber un investissement important, en dépit même du nombre encore limité des documents sonores proposés, la discothèque eut, dès son ouverture, bien plus qu'un succès d'estime : elle contribua de fait à la
relance de la popularité de la Bibliothèque - bientôt totalement recouvrée à la faveur d'une réinformatisation globale...
En 1985-1986, la Bibliothèque avait en effet connu une période difficile : l'obsolescence du matériel informatique, induisant des files d'attente quelquefois excessivement longues, avait mené une partie du lectorat, découragé, à déserter l'établissement. La refonte complète du système de gestion des documents et des prêts (
6), à l'été 1987, fut donc salvatrice : en ramenant les temps de réponse à des durées acceptables, en offrant au public de meilleurs outils de recherche documentaire,... la Bibliothèque repartait à la conquête de ses lecteurs... et expérimentait par là même l'importance croissante de l'outil informatique dans les bibliothèques publiques !
Les nouvelles perspectives offertes par cette réinformatisation... providentielle furent sitôt mises à profit, en l'espèce d'un
Bibliobus flambant neuf qui inaugura sa première tournée en octobre 1987.
« Relié aux ordinateurs de la bibliothèque par le canal du téléphone, il permet aux enfants et à leurs professeurs d'emprunter ou de réserver quelques-uns des 3 000 livres qu'il peut contenir » notait ainsi le
Jocondien de novembre 1987 (
voir document ci-contre).
Desservant dès 1988
14 écoles maternelles et
2 écoles primaires (service étendu aux
haltes-garderies et aux
mini-crèches jocondiennes dès l'année suivante), le Bibliobus concrétisait alors l'un des plus anciens projets de l'équipe de la Bibliothèque, et marquait ainsi le terme des folles années de l'établissement - les années 80.
En décembre 1990, l'inauguration d'un nouveau service
Minitel (recherche et réservation de documents) allait faire entrer la Bibliothèque dans l'ère du multimédia...
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1991-1997 : l’âge de raison
A partir de 1990-1991, la Bibliothèque Municipale entre à tous égards dans une période de stabilisation de ses activités... et de ses collections. Atteint dès 1988, le palier des
100 000 documents est en effet largement dépassé et confronte la Bibliothèque à ses limites de capacité (
7), problème contourné mais non résolu par la création au sous-sol d'un premier
magasin de stockage (1989).
La
politique d'acquisition de l'établissement adopte dès lors un nouveau visage : il ne s'agit plus désormais de
constituer les collections (presque 16 000 documents acquis en 1983 !), mais bien plutôt de les
renouveler (4 000 à 6 000 documents seulement rejoignent annuellement les collections depuis 1991)...
Période charnière, donc, que ce début de décennie marquant la fin de l'établissement de la Bibliothèque et l'avènement pour elle d'un âge de raison - celui du développement contrôlé -,... période de bilan durant laquelle fleurissent quelques initiatives aussi bienvenues que sympathiques - tant du côté des lecteurs (création d'une association Loi 1901 (
8)) que du côté des bibliothécaires (campagnes de communication... originales :
voir photographie ci-dessous !)...
Mais l'année 1991 n'est pas seulement propice au bilan : elle l'est aussi à la célébration - celle du
10ème anniversaire de la structure : et si
« une simple visite suffit pour constater que la Bibliothèque est devenue un extraordinaire lieu de vie où petits et grands s'affairent autour des rayonnages à la recherche d'un roman, d'un album, d'un livre d'histoire ou d'une revue » (9), l'événement mérite certes plus qu'une simple visite.
Ce sera donc une grande fête, une véritable...
Fureur de lire (
10).
Conférences, expositions, spectacles et autres
Troc aux livres (
voir programme ci-contre et ci-dessous) vont ainsi rythmer la vie de la Bibliothèque pendant deux jours - l'occasion pour le public de découvrir les plus belles collections de l'établissement (fonds spécifiques
Touraine,
Arts,
Bandes dessinées...), mais aussi et surtout d'approcher autrement la culture - une culture vivante où chacun a son mot à dire : compagnies théâtrales, musiciens, écrivains, associations, lecteurs assidus ou simples curieux.
Franc et populaire, le succès de la
Fureur de lire va se confirmer les années suivantes, propulsant cycliquement la Bibliothèque Municipale sur le « devant de la scène ». Citée en exemple par la presse comme
« parmi les plus agréables du département » (11), forte d'un lectorat toujours plus demandeur (hausse constante du nombre de prêts depuis 1992), la structure gagne ainsi ses lettres de noblesse, et trouve enfin son rythme de croisière (
12) en révisant ses horaires (1992-1993) :
extension des plages d'ouverture hebdomadaire à 30h30 (contre 20h15 précédemment), alignement des horaires d'ouverture de l'Espace Musique, danse, cinéma sur ceux de la Bibliothèque...
Mais la période 1991-1997 ne sera pas seulement marquée par l'assouplissement des conditions d'accueil du public, ni par l'émergence de nouveaux projets à vocation sociale (
portage de documents à domicile en direction du public empêché...) : elle verra aussi apparaître à la Bibliothèque les supports
vidéo tant attendus des cinéphiles - qui pourront dès lors emprunter et découvrir gratuitement les grands classiques du cinéma national et international...
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1998-2005 : la révolution multimédia
Entrepris dès 1996-1997 avec le début de constitution d'un
fonds CD-ROM et la première mise à disposition publique d'un ordinateur multimédia (1998), l'effort de la Bibliothèque en direction des
TIC (Technologies de l'information et de la Communication) nous amène à la période 1998-2005 de l'histoire de l'établissement, celle de l'intégration réussie de l'outil
Internet dans la vie d'une structure culturelle de définition classique.
Destinée à
« mettre à la disposition du plus grand nombre les outils nécessaires à un service de consultation de CD-ROM [et] d'Internet, afin de limiter les inégalités dans l'accès à la culture, de permettre les apprentissages et de répondre aux attentes d'un nouveau public » (13), l'aventure du multimédia, lorsqu'elle débute à la Bibliothèque, s'avère à la fois nécessaire et passionnante, mais aussi difficile.
Nécessaire, car l'établissement se doit, pour continuer de répondre à sa mission culturelle, de garder le contact avec une société en perpétuelle mutation.
Passionnante, car l'occasion est grande de réconcilier partisans et détracteurs du tout papier ou du tout numérique autour d'une considération simple - l'important n'est pas le support, mais le contenu !
Difficile cependant, car la conversion d'une Bibliothèque à l'ère numérique n'a rien d'évident lorsque tout reste à faire - techniquement mais aussi et surtout humainement...
Le pari sera pourtant remporté en deux ans (1999-2001), durant lesquels la Bibliothèque renouera avec la frénésie des premiers jours. De la mise en place de la nouvelle
infrastructure réseau (août 1999) à la
réinformatisation complète accomplie en février 2001 (
14), du premier
Intranet expérimental à l'ouverture d'un
Espace Multimédia bien connu des lecteurs (
15), la route sera longue mais l'équipe des bibliothécaires gardera intacte toute sa motivation pour parvenir au résultat escompté : offrir plus et mieux à chacun, dans un espace où livres, disques, vidéo et... multimédia sachent désormais cohabiter.
« De la bibliothèque à la médiathèque », le pas devait donc - très logiquement - être franchi : il le sera le
1er décembre 2001 à l'occasion d'un
Temps des livres célébrant le
20ème anniversaire de l'établissement (
voir affiche ci-contre) - 20 ans de dévouement à la cause culturelle, 20 ans de services, d'animations et de conseils...
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Depuis 2006 : les faits marquants...
Intimement liée aux évolutions rapides de la société contemporaine, la vie de la Médiathèque continue aujourd’hui de se transformer : adaptation perpétuelle des services aux nouveaux besoins des usagers, rationalisation des méthodes de travail, intégration progressive des technologies émergentes et des nouveaux médias...
Partie prenante d’une nouvelle « approche projet » concernant depuis 2006-2007 la plupart des services de la Ville, l’établissement inscrit désormais son action dans une logique formalisée et pluriannuelle, gage d’efficacité renforcée et de transparence accrue. Nous vous proposons ci-après de découvrir, année par année, les principaux projets menés à bien par l’équipe de la Médiathèque... dans le souci permanent de mieux vous satisfaire !
2006
- Amélioration de l’identification du personnel (port du badge)
- Abandon du prêt indirect de documents (CD d’accompagnement...)
- Création d’un réseau de distribution des programmes d’action culturelle
- Remplacement de l’alarme incendie du bâtiment
- Création d’outils d’évaluation (impact des animations, utilisation des documents en magasins...)
- Rédaction du Projet de service 2007-2010 de l’établissement
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2007
- Mesure de la fréquentation réelle de l’établissement (compteur d’entrées)
- Simplification des règles d’emprunt : durée de prêt unifiée à 21 jours
- Ravalement de la façade du bâtiment
- Mise en service d’une boîte de retour des documents (hors plages d’ouverture)
- Réinformatisation : remplacement de la totalité des ordinateurs de l’établissement, montée en gamme du logiciel bibliographique (Décalog Carthame)
- Mise en conformité du bâtiment avec les normes de sécurité incendie
- Réaménagement des Espaces Adultes et Jeunes publics
- Elagage substantiel des collections : désaffectation de 10 707 documents abîmés et/ou obsolètes
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(1) M. Lavice est l'auteur des sculptures et mosaïques visibles en façade de la Médiathèque ; son action s'inscrit dans le cadre légal du « pour-cent artistique », consacrant au mécénat 1% du budget total alloué à la construction des édifices publics.
(2) La Bibliothèque fut équipée courant 1981 de 8 terminaux informatiques passifs, certains étant équipés de crayons optiques pour permettre la lecture de code-barres (prêts et retours de documents) ; les données enregistrées sur place étaient traitées en différé sur le serveur central de la Mairie.
(3) Le dépôt de documents dans les écoles - à l'époque effectué en voiture de fonction - préfigurait déjà les services du Bibliobus...
(4) Campagne nationale créée au début des années 80, la
Quinzaine du livre vise à faire se rencontrer éditeurs, enseignants et bibliothécaires autour de la littérature pour la jeunesse ; cette manifestation annuelle est toujours d'actualité.
(5) Contrairement à ce qu'annonce l'article du
Jocondien, les supports vidéo ne firent pas leur apparition à la discothèque avant 1993-1994...
(6) Du 14 juillet au 7 septembre 1987, la Bibliothèque fut fermée au public pour cause de réinformatisation ; un nouveau serveur remplaça l'ancien, 14 nouveaux terminaux furent acquis - permettant au public de bénéficier de 3 écrans de recherche documentaire,... mais surtout, un nouveau logiciel bibliographique fit son apparition, autorisant l'indexation et la recherche de documents par sujet. 85 000 notices informatiques durent être transférées et adaptées au nouveau système.
(7) La norme de remplissage théorique des rayonnages d'une bibliothèque est de l'ordre de 60%...
(8) Créée en 1989 à l'initiative d'un collectif de lecteurs, l'association
Lire Voir Ecouter prend part active à grand nombre d'animations organisées à la Bibliothèque / Médiathèque - ce dès le début des années 90...
(9) In
Le Jocondien n°130, octobre 1991.
(10) La
Fureur de lire - aujourd'hui devenue
Temps des livres - est une campagne nationale de promotion du livre et de la lecture instituée par le
Ministère de la Culture.
(11) In
Nouvelle République n°14 297, 21 octobre 1991.
(12) In
Nouvelle République n°14 857, 25 août 1993.
(13) ... selon Marie Aurejac, alors Adjointe à la culture de la Ville de Joué lès Tours, citée par la
Nouvelle République n°16 578, 4 mai 1999. Un sondage réalisé en 1999 auprès des lecteurs de la Bibliothèque confirmera cette attente d'un nouvel Espace Multimédia au sein de la structure...
(14) En préparation depuis 1998, les travaux de 2001 marquent l'entrée de la Bibliothèque dans l'informatique moderne : finis les écrans noirs rébarbatifs et difficiles d'emploi, vive la convivialité de l'interface graphique !
(15) Ouvert au public en juin 2001, l'Espace Multimédia permet aujourd'hui d'accéder à Internet... gratuitement ! Une bonne manière de compléter ses recherches « papier »...