Découvert dans les années 80 par Eric Clapton,
Robert Cray est assurément l'un des bluesmen contemporains les plus talentueux.
Son credo ? Le blues électrique ou « blues urbain », mêlant habilement les grilles et les thèmes classiques du genre avec une section rythmique moderne (batterie / basse) et un son de guitare électrique à se damner. Ajoutez à cela toute la chaleur d'une voix de crooner, un
feeling reconnaissable entre mille et beaucoup de spontanéité, matinez le tout d'emprunts à la
soul music, au funk et au rythm'n blues, et vous obtiendrez un groupe cohérent et inspiré, qui signait en 1983 l'une de ses meilleures productions :
Bad influence.
D'un titre à l'autre, on navigue ici entre l'élégante résignation du bluesman en peine de coeur (« Bad influence », « Where do I go from here »), et l'optimisme désinvolte de la résurrection (« So many women, so little time », « Waiting for the tide to turn »).
Au final, une belle philosophie de vie... et douze pépites musicales à la clé !
Frédéric (Espace Adultes / Informatique)